
En partenariat avec l’IMEC, l’ERBA, l’Unique et l’ARCIS.
Dans ces images, l’architecture de la ville structure un cadre dans lequel circulent des gens suspendus entre le quotidien, le grotesque et la banalité. Le photographe, qui travaille dans la rue, cherche à déconstruire l’image du documentaire – « sa distance critique, ses vues frontales » trop jolies et policées ou pleine de « l’ennui de la brutalité du monde ». Il déjoue aussi le reportage et ses principes – « l’instantanéité, la participation, la naïveté du témoignage ». Aux images informatives omniprésentes, ces « images qui deviennent invisibles à force de porter leur propre discours », Didier Grappe oppose l’idée d’un “théâtre à l’envers” qui ne serait pas une dramatisation du monde, mais plutôt son envers, avant la mise en représentation : Une scène habitée de vies, de circulations et de mémoires hétéroclites, proche, finalement, de ces « petits personnages grotesques qui relèvent la capeline de la vierge dans les retables ». Les figures de ces images, en apparence banales, semblent chercher en effet à « prendre une petite place » et faire entendre « un ricanement ancien », comme si pour vivre, « il fallait aussi accepter nos petites manières ».
Didier Grappe sera en résidence à Caen (IMEC) en février. Les images présentées seront issues de son travail dans les rues de Caen.
Quelques photos
Du 10 au 20 février 2009
Résidence IMEC / ERBA / ARCIS
Du 3 au 14 mars 2009
Galerie L’Unique, Galerie L’Hôtel, Galerie de l’école régionale des beaux-arts
15 mars 2009 à 14h
Finissage de l’exposition à L’Unique devant la Galerie L’Unique, 4 rue Caponière.